Le président de la commission de la Chambre des représentants chargée de la surveillance et de la responsabilité a demandé au ministère américain de la justice de lui fournir des informations sur l'afflux d'e-cigarettes illégales en provenance de Chine qui pénètrent sur le marché américain. Cette démarche témoigne d'une inquiétude croissante en matière de sécurité nationale et de santé publique.
Dans une lettre adressée récemment au procureur général Pam Bondi, le président James Comer a déclaré qu'il poursuivait son enquête sur les produits de vapotage non réglementés et illicites qui saturent les marchés américains. Ces produits, a-t-il souligné, proviennent principalement de la République populaire de Chine (RPC). La lettre souligne l'urgence de la situation, citant les risques que ces produits représentent pour les consommateurs américains, en particulier les jeunes.
Pourquoi les législateurs agissent-ils ?
La question centrale concerne l'afflux de produits de vapotage qui n'ont pas reçu l'autorisation de mise sur le marché de la Food and Drug Administration (FDA). Dans sa lettre du 22 août, le président Comer souligne que ces produits illégaux en provenance de Chine échappent régulièrement à l'inspection des douanes américaines et de la protection des frontières (CBP) aux points d'entrée.
La poursuite de l'utilisation de ces produits par les jeunes Américains est un sujet de préoccupation majeur. La lettre de M. Comer note que, malgré une baisse générale du nombre de jeunes vapoteurs, les adolescents continuent de consommer des e-cigarettes jetables aromatisées aux fruits. Il est alarmant de constater que les trois marques les plus populaires auprès de ces jeunes sont toutes fabriquées en Chine.
Cette situation présente une double menace. D'une part, l'absence de contrôle réglementaire et d'examen de la santé publique signifie que ces produits chinois illégaux mettent en danger la sécurité des Américains. D'autre part, leur vente renvoie des bénéfices substantiels vers la Chine, ce que M. Comer a qualifié de question de sécurité nationale. “L'implication de la Chine dans la vente illégale de ces produits sur les marchés américains est une question de sécurité nationale”, écrit-il. “Ces produits chinois illégaux ne font l'objet d'aucun contrôle réglementaire ou de santé publique, ce qui non seulement met en péril la sécurité des Américains, mais fournit également à la Chine une importante source de financement.”
La demande de réponses
Pour faire avancer l'enquête de la commission, le président Comer a demandé au ministère de la Justice de prévoir une réunion d'information au niveau du personnel. La date limite pour cette réunion est le 5 septembre 2025, ou dès que possible.
La commission cherche à comprendre les mesures que le ministère de la justice a déjà prises pour lutter contre le flux d'e-cigarettes chinoises illégales. En outre, elle souhaite connaître les efforts en cours et les projets futurs du ministère pour freiner plus efficacement l'entrée et la vente de ces produits aux États-Unis. Cette demande d'information détaillée indique que le Congrès souhaite que le ministère de la justice adopte une stratégie globale pour s'attaquer de front à ce problème aux multiples facettes.
Quelle est la prochaine étape ?
La demande de la commission de surveillance de la Chambre des représentants place la question des e-cigarettes illégales parmi les priorités nationales. La séance d'information demandée constituera une étape cruciale pour déterminer l'efficacité des stratégies actuelles d'application de la loi et identifier ce qu'il faut faire de plus. Elle met en lumière l'intersection de la santé publique, de la sécurité des consommateurs et des relations internationales, en posant la question de savoir comment protéger au mieux les citoyens américains tout en gérant les défis commerciaux et d'application de la loi posés par les produits originaires de Chine. Les résultats de cette enquête pourraient conduire à des réglementations plus strictes, à des inspections accrues aux frontières et à une plus grande responsabilisation des distributeurs de produits de vapotage illicites.


